Journal de Guerre Écologique

Seulement un an après la publication de son premier ouvrage, intitulé « Comment j’ai arrêté de manger les animaux », Hugo Clément réapparaît sur le devant de la scène littéraire avec son nouveau livre,

« Journal de Guerre Écologique »

Un titre brutal et féroce, qui ne laisse pas indifférent.


Ayant adoré son premier ouvrage, notamment en raison de son style d’écriture accessible, humble, synthétique et spontané, j’étais très enthousiaste à l’idée de découvrir son deuxième roman. Celui-ci débute avec le récit de la naissance de son premier enfant, une petite fille nommée Jim – un moment très émouvant, lui permettant de faire une belle introduction avec le parallèle entre une vie qui débute et la fin du monde tel que nous le connaissons aujourd’hui. Petit aparté, j’adore les prénoms unisexe – Hugo, si tu me lis, très bon choix !


Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, Hugo Clément est journaliste, engagé dans la défense de l’environnement depuis plusieurs années déjà. A ce jour, il produit et anime la série documentaire Sur Le Front, grâce à laquelle il voyage aux quatre coins du globe afin de mettre en lumière des problématiques (ou catastrophes) écologiques, ainsi que de sensibiliser à la préservation de la biodiversité et aux droits des animaux.



Après l’introduction, je comprends que l’ouvrage est rédigé sous la forme d’un journal de bord. Chaque chapitre traite d’une problématique différente, dans un lieu différent. Un format qui me plaît beaucoup car je trouve ça original, captivant et surtout très émouvant. Dès la fin du deuxième chapitre, je me prends une grosse claque et j’ai déjà la larme à l’œil.


J’y découvre l’existence d’un nouveau cartel mexicain, spécialisé dans le trafic d’un poisson que l’on surnomme désormais la cocaïne de la mer. De son vrai nom le totoaba, j’ignorais encore que la vessie natoire de ce poisson est très recherchée sur le marché noir asiatique. Ce genre d’histoire me donne le sentiment que même lorsqu’on s’intéresse beaucoup à la cause environnementale et à la protection de la biodiversité, on ne voit que la pointe de l’iceberg - et qu’il y a encore d’innombrables pratiques dévastatrices et parfaitement obscures dont on ne soupçonne même pas l’existence.


C’est l’une des choses que j’ai particulièrement apprécié dans son ouvrage, il y parle autant de thématiques très médiatisées et déjà connues de tous que de problématiques émergentes ou encore très peu reconnues.

Le contenu est un mélange subtil entre hypotypose (oui, j’ai trouvé la signification de cette figure de style sur Wikipedia) et le récit intimiste de ses ressentis, ses questionnements, ses craintes et ses espoirs. Par ailleurs, au fur et à mesures de ses aventures, il rencontre beaucoup de scientifiques, activistes, militaires et lanceurs d’alerte, des personnes entièrement dévouées à la cause environnementale ou animale, qui se battent sans relâche, mettant souvent leur vie en danger – afin de faire avancer les choses dans le bon sens.


Que ce soit ces deux femmes, Hilde et Sunniva, qui ont tout quitté pour venir s’installer à Svalbard en Arctique, afin de scruter les phénomènes météorologiques et partager ces relevés avec des organismes scientifiques du monde entier, ou encore Lamya Essemlali, Présidente de Sea Shepard France, s’opposant avec d’autre militants de son organisation au massacre des Iles Féroé – ce livre regorge d’êtres humains inspirants et bienveillants, qui m’ont redonné un peu foi en la race humaine, page après page.


Le dernier chapitre est intitulé « garder espoir », dont je vous retranscris quelques lignes en conclusion de cet article :

« Non, il n’est pas trop tard. Allons renforcer les rangs. Unissons-nous pour peser et faire basculer la balance du bon côté. Nous pouvons encore remporter cette nouvelle guerre mondiale (…). Encourageons-nous les uns les autres, soutenons les efforts de chacun, appuyons chaque initiative (…). Certes, la victoire n’est pas certaine, mais l’engagement collectif peut nous y mener. »


Merci de me lire et bon dimanche à vous tous,

MJ de Don’t Be Trashy




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