2030 Glorieuses, utopies vivantes

Revue du dernier livre de Julien Vidal


Qu’on se le dise, le début de l’année 2022 n’a pas été des plus réjouissant. Alors que nous sortons enfin la tête de l’eau suite à la pandémie du Covid, nous sommes frappés par le nouveau rapport du GIEC, la guerre en Ukraine, l’antarctique 30 degrés au-dessus des températures saisonnières, les élections en France dont est sortie victorieuse l’extrême droite, le film Don’t Look Up qui nous accable d’une réalité incroyablement sinistre sur le sort du réchauffement climatique dans les médias… et j’en passe.


Mais un matin de février, j’ouvre ma boîte aux lettres et y découvre une grosse enveloppe que je n’attends pas, dont le contenu est encore un mystère pour moi. Et là, excitation maximale, c’est le dernier livre de Julien Vidal !


Pour rappel, Julien Vidal est l’auteur de Ca Commence par Moi, Ca va changer avec vous et Redonner du pouvoir à son argent, trois ouvrages que j’affectionne particulièrement et sur lesquels j’ai religieusement rédigé des articles afin de vous les faire découvrir.


Je dois être inscrite dans le fan club officiel pour que sa maison d’édition m’envoie ses récits spontanément – ce qui, comme vous vous en doutez, m’enthousiasme beaucoup. Actes Sud, un grand merci.


Comme mentionné, j’étais à ce moment précis – comme bien d’autres – avide d’une bonne dose de motivation et d’espoir. Autant vous dire, ce livre n’aurait pas pu mieux tomber.


« Vouloir vivre une vie plus vertueuse est une révélation qui fait de chaque jour une fête et non pas un fardeau qui négocie au prix fort nos prétendues notions de confort et de liberté »


Un livre sur le thème de l’écologie que je qualifierais d’optimiste serait focalisé sur les avancements positifs de ce mouvement. Là, nous sommes dans une toute autre dynamique, un roman où l’écologie et l’imaginaire, le possible, la créativité et l’utopie s’entrechoquent. Nous ne parlons pas de sauver le monde tel qu’il est mais de le réinventer, nous parlons d’un changement sociétal profond plutôt que d’écogestes isolés et demi-mesures politiques. Julien nous propose de redéfinir ce qui est important, ce qui est synonyme de richesse, de bonheur et de réussite, afin de construire un avenir plus vertueux, qui célèbre la vie sous toutes ses formes.


« Cette capacité à voir le monde comme il pourrait être plutôt que comme on nous le donne à voir est une force ».


Je me questionne souvent sur les raisons qui nous empêche d’agir, d’être proactif, sur cette paralysie dont je suis moi-même victime parfois. Et durant la lecture, Julien met en lumière à quel point l’angoisse, la peur et prévisions cataclysmique de l’avenir sont démobilisant. Voilà pourquoi il est si important de changer sa perception afin de concevoir la transition écologique comme une opportunité, un épanouissement, un accès à la liberté – et non l’inverse, comme on cherche tant à nous le faire croire.


Dans le quatrième chapitre, nous explorons les rêves et les mythes. À première vue, il est difficile de percevoir pourquoi cela a sa place dans un roman sur l’écologie. Mais en fait, c’est un passage qui m’a particulièrement marquée, interpellée et inspirée, notamment suite à une mise au point sur le terme utopie et du pouvoir de l’imaginaire. Je n’en dis pas plus et vous laisse découvrir la suite par vous-même.


« La frénésie de nos vies nous empêche d’accéder au bonheur. Nous ne nous laissons pas d’espace pour le questionnement. Ce questionnement existentiel qui permet de trouver notre route pour être heureux. L’ennuie génère un espace pour le questionnement ».


Ce paragraphe a fait naître en moi une réflexion profonde. J’ai l’impression que, comme d’autres sûrement, je diabolise l’ennui et fais tout pour l’éviter. Lorsque j’ai perdu mon emploi en 2020, ma première inquiétude était l’ennui, que j’associe à une pente glissante vers la procrastination, l’apathie autant physique qu’intellectuelle, puis finalement vers la dépression et la morosité. Alors que finalement, comme l’auteur le souligne, c’est souvent grâce à des phases d’ennui durant lesquelles j’avais plus d’espace mental que sont venues à moi des idées innovantes, du changement, des projets – comme notamment le lancement de mon blog, Don’t Be Trashy. Encore une fois, avec ce livre, Julien vient déconstruire des stigmas et des idées préconçues sur des choses de la vie auxquelles nous sommes tous confrontés.


Et c’est ça que je trouve absolument fabuleux !



Avec ce quatrième ouvrage si riche, instructif, inspirant et divertissant, l’auteur s’impose comme écrivain et visionnaire affirmé, dont le talent et l’altruisme sont incontestables.


Je clos cet article avec l’une des citations du livre, parmi mes favorites :


« Choisir d’être heureux, c’est un acte de résistance politique »

Patrick Viveret


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